Wilhelm von Humboldt an John Crawfurd, Frühjahr 1831, Datierung unklar

|124r; oben links: E.|
à Mr. Crawfurd.
Monsieur,

Depuis que j’ai eû l’honneur de Vous voir à Londres, Mr. en 1828, je me suis beaucoup occupé des langues de la mer du Sud depuis <de> Madagascar jusqu’à l’île de Paques, et j’ai retiré pour ces études un avantage immense de vos savantes recherches. Vous avez été le premier, Mr. qui avez di*** <entrepris> de réunir avec un esprit vraîment philosophique et au moyen d’une serène critique, une masse informe|?| de faits isolés, et de tradition historique et de récits fabuleux. Votre histoire de l’Archipel Indien et Vos deux mémoires dans le 13. Vol. des recherches Asiatiques[a] ont guidé ma marche à travers bien des difficultés, et je tâcherai dans l’ouvrage que je prépare, surtout de completer Vos travaux et ceux de Sir Thomas Raffles  par des recher en étendant mes recherch recherches aussi sur Madagascar, sur les îles Philippines et les îles depuis <de> la Nouvelle Séelande jusqu’à <jusque vers> l’Amérique. J’embrasserai ainsi toutes les langues Malaies et Polynésiennes autant que nous en avons connoissance.

Vous avez donné, Mr. dans Votre mémoire sur l’ile de Bali un morceau du texte et de la traduction du poëme Kavi appellé Brata Yudha,[b] et je me suis convaincu par la comparaison de ce morceau avec le même de Raffles et avec un fac-simile d’un passage très-court du Manuscrit de Raffles que Votre trans transcription du texte est sous plusieurs rapports plus exacte que celle donnée par Raffles. Si Vous aviez parmi Vos papiers d’autres morceaux du texte ou de la traduction de Brata Yudha, Vous m’obligeriez infiniment, si Vous Mr. si Vous vouliez me les communiquer. Je Vous les renverrois scrupuleusement immédiatement après en avoir f avoir fait usage.

Vous aviez la bonté, Mr. lorsque j’eûs le bonheur de Vous voir à Londres, de m’offrir de me donner des Manuscrits que Vous avez rapporté de l’Asie. Je fus trop discret pour lors **  pour |sic| accepter cette offre généreuse. Je craignois avec raison que |124v| nous n’eussions pas assez parmi nous assez de personnes capables de profiter de pareil trésor. Si cependant Vous possédiez, Mr. en ce moment de Brata Yudha ou de quelqu’autre ouvrage en langue Kavi, je croirois en être digne àprésent. Car je crois pouvoir assurer sans présomption que personne en Europe n’a fait une étude aussi suivie de cet idiôme que moi.

Veuillez me conserver, Mr. Si je puis me flatter d’être honoré par Vous, Mr. d’une réponse à ces lignes, je Vous prie de la remettre à mon gendre, Mr. le Baron de Bülow, notre Ministre à Londres.

Veuillez me conserver, Mr. Votre souvenir bienveillant & agréer l’assurance de ma considération la plus distinguée.

Fußnoten

    1. a |Editor| D.h. "On the existence of the Hindu religion in the island of Bali" und "The Ruins of Prambanan, in Java" in Asiatick Researches. Transactions of the Society, instituted in Bengal for Enquiring into the History and Antiquities, the Arts, Sciences, and Literature of Asia 13, 1820, S. 128–170 bzw. 337–368.
    2. b |Editor| Siehe dort S. 162–170.