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Alexander von Humboldt an Wilhelm von Humboldt, 30.07.1819

Il ne me reste que peu de momens, mon cher ami. J’apprens que tu es parti pour Berlin, et cela me fait un vif plaisir. Te voilà donc enfin de retour dans la patrie. On finit toujours par où l’on commence. Ta présence sera bien nécessaire, car les mesures de rigueur que l’on a prises demandent beaucoup de réflexion. Faites moi la grâce de m’écrire bientôt si tu es à Berlin ou à Tegel ou à Burgoerner. Pour penser au gens que l’on aime, il faut connaître le paysage, le fond sur lequel on doit les projeter dans la pensée. Comment va la santé de la pauvre Li? Est-elle restée dans un bain? Dois-je à présent faire expédier ton Egypte et ton Jupiter Olympien par Jordis[a] directement pour Berlin? Je voudrais que tu achetasses une maison et que tu puisses réunir tous les objets que tu possèdes. Je tâcherai, comme Hannon, d’y placer quelques peaux de singe. J’ai beaucoup étudié ces dernières semaines à cause de mon Persan le Gesenius sur l’histoire des langues semitiques. Quel bel ouvrage. J’ai aussi étudié, mais avec moins de confiance, l’Alterthumswissenschaft de Kannegiesser. La partie géologique est bien mauvaise, mais il y a des idées bien frappantes sur l’identité des noms que les peuples, dans leurs migrations, ont donné à des lieux différens. Je t’adresse les volumes des troubadours[b]. Tu devras écrire quelques lignes de remercîmens au Comte de Pradil, Directeur général de la maison du Roi, ou à M. Raynouard en le chargeant de faire tes remercîmens à M. de Pradel. Le premier serait plus régulier. Ecris-moi bientôt, cher ami, si tu entres en fonction. Je prie Dieu que tu n’ayes rien à faire au Ministère de la police c. à d. qu’il ne tombe pas dans tes attributions. Mille tendres amitiés. Il a paru chez moi un petit sculpteur avec des moustaches. Il a été officier et se vante de la bienveillance de Mad. de H. à Rome. Il a trois piés de haut et il n’est venu que pour voir "was die schlechten Kerle hier machen in der Ausstellung". Il a été volé en chemin à ce qu’il dit, on lui a volé une lettre de ta femme qu’il prétendait avoir, il m’a demandé de l’argent. Je lui ai donné 60 francs. On ne refuse pas à un artiste qui a de l’enthousiasme et des moustaches.


Humboldt.
Paris le 30. Juillet
1819.

Anmerkungen

    1. a |Editor| Gemeint ist der ursprünglich Frankfurter Bankier Carl Jordis, der von Jérôme Bonaparte für seine Verdienste geadelt wurde. Mit seiner Frau Ludovica, geb. Brentano, lebte er ab 1812 in Paris. [FZ]
    2. b |Editor| Die sechs Bände dieser Ausgabe erschienen im Jahresabstand zwischen 1816 und 1821, so dass im Juli 1819 allenfalls vier Bände vorgelegen haben. [FZ]

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    Quellen

    Handschrift
    • Verschollen
    Druck
    • Grundlage der Edition: Familie von Humboldt (Gregorovius, Ferdinand) (Hrsg.) (1880): Briefe Alexander’s von Humboldt an seinen Bruder Wilhelm. Hrsg. von der Familie von Humboldt in Ottmachau. Stuttgart: J. G. Cotta, 71f.
    Nachweis
    • Mattson 1980, Nr. 11511
    Zitierhinweis

    Alexander von Humboldt an Wilhelm von Humboldt, 30.07.1819. In: Wilhelm von Humboldt: Online-Edition der Sprachwissenschaftlichen Korrespondenz. Berlin. Version vom 31.08.2020. URL: https://wvh-briefe.bbaw.de/730

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