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Alexander von Humboldt an Wilhelm von Humboldt, 05.04.1823

Mille et mille grâces, cher Bill, pour tes lettres aimables. J’espère qu’en attendant les miennes te seront arrivées avec les Petrarques, l’Horace, le Virgil, la République de Cicéron, l’étui de mathématique pour le cher Hermann et la clef de cet étui, que j’avais oubliée. Je ne puis écrire que peu de lignes aujourd’hui, le courrier qui part, vient de Londres, il ne fait que traverser la ville et je n’ai pas été averti à tems. Il ne me reste qu’à te dire que je vis plus encore dans le passé que dans le présent, que je me crois au milieu de Vous et que je m’accoutume difficilement à une existence dans laquelle me manquent tant de douces impressions d’amour et de bien veillance. J’ai été de suite chez le Comte de Clarac. Il est dans les meilleurs intentions du monde, il persiste cependant à ne vouloir envoyer les inscriptions que lorsqu’il les aura fait graver, en deux mois. Il dit qu’il eût agi ainsi, parce qu’il était dangereux de faire des copies des copies. Dans cet état de choses et rien ne prouvant que Clarac aye fini en deux mois, j’ai écrit à Pourtalès. Il me paraît de la dignité de l’Académie de ne publier que ce qu’elle a fait vérifier elle même. Hase conduira M. Asopius, qui m’est entièrement inconnu, chez Pourtalès et nous ferons copier aux fraix de l’Académie. Ce sera Hase aussi qui fera le prix, car des Hellènes ne font rien pour rien. J’espère que de cette manière M. Böckh, qui jouit ici de la plus haute réputation, sera content. J’ignore si tous les paquets pourront partir ce soir. J’envoye un joli Cornelius Nepos pour le cher Hermann, la nouvelle grammaire Arménienne de Cirbied en forme d’Eléphant . . .[a] J’embrasse toute là famille, ma santé est assez bonne au rhume près que donne le printems. Je te prie de m’excuser auprès de Kunth de ce que je ne réponds que dans quelques jours à sa lettre. Les Ministres voudraient bien faire la paix, mais ils ne savent comment s’y prendre. Adieu, cher, cher Bill: je suis impatient d’apprendre si ta position sera changée. Après les engagements récemment pris à Verone, et les opinions que nous professons, cela me paraît difficile. Ici les journaux continuent de parler de toi. Le journal de commerce a même dit que c’était une grande puissance du nord qui était cause que tu n’entrais pas dans le ministère. Je laisse dire et faire et me tiens dans le silence et cela devient peu, lorsqu’on veut redresser leurs erreurs.


A. Humboldt.
Paris le 5. Avril 1823.

Il y a ici un bien excellent jeune homme, un jardinier Sello de Potsdam, qui a fait tout le tour de la Sicile, plein de raison, d’instruction et d’amabilité. Tâche de faire dire aux gens de la cour combien on en est content ici.

Anmerkungen

    1. a |Editor| Cirbieds armenische Grammatik hat einen Umfang von 820 Seiten. [FZ]

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    Quellen

    Handschrift
    Druck
    • Grundlage der Edition: Briefe Alexanders von Humboldt an seinen Bruder Wilhelm, herausgegeben von der Familie von Humboldt in Ottmachau, Stuttgart: Cotta 1880, S. 116–118
    Nachweis
    • Mattson 1980, Nr. 11745
    Zitierhinweis

    Alexander von Humboldt an Wilhelm von Humboldt, 05.04.1823. In: Wilhelm von Humboldt: Online-Edition der Sprachwissenschaftlichen Korrespondenz. Berlin. Version vom 31.08.2020. URL: https://wvh-briefe.bbaw.de/736

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