Alexander von Humboldt an Wilhelm von Humboldt, August 1834 – März 1835

|11v| Ein Missionair aus Antwerpen, Herr Meerenhout [a] (jezt in Valparaiso) kündigt ein Werk über den Ursprung aller Einwohner der Südsee Inseln an, er spricht von einer älteren National-Religion deren Dogmen die Haaropo (promeneurs de nuits) besässen; alles kommt aus dem Ei:

Hoaü nui raa ei paa na [b] taaroa (Creation grande et sacrée qui n’est que l’enveloppe ou la coquille) i e. vom Weltei

ferner:

lé dé Taaroa, Teori ori raa ferna [c] (c’est lui qui donne le mouvement et qui met toutes les parties en harmonie)

Venus heißt (er sagt nie in welcher Sprache der Südsee) Ori poï poï, chien du matin. Er behauptet que la race qui habite depuis le Nouvelle Zeelande jusqu’à l’archipel des iles Sandwich et depuis les iles des amis jusqu’à l’ile de Paques ne descend pas des Malais comme on l’a longtems supposé; sondern (eine wilde hypothese) alle stammen ab von einer einst sehr cultivirten grossen Nation, die einen untergegangenen Welttheil bewohnte. Absprösslinge dieser Nation sind auch die Malayen

Nouv. Annales des Voyages Aout 1834 p 143:

Eté tuma (les pivots |jcebuschmann| ou matières |11r| solides du centre de la terre). Eté papa (les pierres). Eté oné (les sables). O , o (nous sommes). Otoï na mai pohia teï fanua (Venez, vous qui devez former cette nouvelle terre). Pohia (il les presse), popohia (il les presse encore); acta ia e farire (mais les matières ne veulent pas s’unir). Toro o hitu té raï (alors de la main droite il lance les sept cieux) e pau mua (pour en former la première base). Fanaï ai té raï (et la lumière était créée), pau muri (l’obscurité n’existe plus), matarva e pau roto pau ahaï te pautia (tout était aperçu et l’intérieur de l’univers éclairé, le Dieu lui-même resta ravi en extase à la vue de l’immensité). Eté pau noho (est |12r| finie la mobilité), franaut té ori (le mouvement est créé). E pau va arere (est fini l’office des messagers), eté va oré rareo (est fini l’emploi des orateurs). E faa ité tumu (sont placés les pivots), e faa i té papa (sont posées les pierres), e faa oné (sont posés les sables), fa opia raï (les cieux l’entourent), a toto té raï (les cieux se sont élévés), ia hoho nu (la mer est dans ses profondeurs). E pau fanua nohoau (est achevée la création de l’univers).

|12v vacat|

Fußnoten

    1. a |Editor| Der Nachname schreibt sich eigentlich "Moerenhout", wurde aber in den Nouvelles Annales des voyages et des sciences géographiques (S. 140) zu "Meerenhout" verballhornt.
    2. b |Editor| Bei Moerenhout 1834, S. 142: "no".
    3. c |Editor| Bei Moerenhout 1834, S. 142: "fenna".